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70 ans de la Sécu : Ambroise CROIZAT, l'invention sociale

« Outre le fait qu’elle ouvre le droit à la santé pour tous, met fin à l’inégalité devant la souffrance et la maladie et aux angoisses du lendemain, le nouveau système de Sécurité sociale basé sur la solidarité, a pour ambition de relever la France de ses ruines. Elle donne au salarié une tranquillité sociale qui lui permettra de reconstruire la France à l’ambition de ses rêves et de ses besoins ».

C’est par ces mots qu’Ambroise CROIZAT, ministre communiste du Travail et de la Sécurité Sociale inaugure la création de ce nouveau système de santé, en juin 1946.

A l’occasion du 70ème anniversaire de ce conquis social, on entend partout le nom de Pierre LAROQUE comme « père » de ce système. Il n’a été que le « commis d’écriture » qui mit en forme l’ordonnance portant création de la sécurité sociale du 4 octobre 1945. Lorsque que l'on conçoit une loi, on lui donne toujours le nom du ministre qui l'a promulguée et non du fonctionnaire qui a participé à sa mise en place (Loi Juppé, Loi Macron…). Il ne viendrait à l’idée de personne de baptiser la loi Veil du nom de son chef de cabinet…

Cette ordonnance est une émanation directe du Conseil National de la Résistance et de la réflexion et conception collective menées sous la maîtrise d’oeuvre de CROIZAT, dès sa nomination comme président de la Commission du Travail à l’assemblée consultative (juin 1943) du Gouvernement provisoire à Alger. Et ceci en lien très étroit avec les services du ministère de la Santé dirigé par François BILLOUX, autre ministre communiste (de septembre 1944 à novembre 1945)

Il ne s’agit pas là de débattre de la paternité du système de Sécurité Sociale mais bien de rappeler certains faits historiques, dont celui du rapport de force d’après guerre : près de 30% des suffrages pour le PCF (premier parti de France), 5.000.000 de syndiqués à la CGT, une classe ouvrière grandie par sa résistance, un patronat sali par sa collaboration.

Pierre LAROQUE n’a jamais manqué de souligner le soutien et l’appui en toutes circonstances qu’il reçut de son ministre Ambroise CROIZAT et du PCF. En évoquant le souvenir de ces deux hommes, il ne s’agit pas de créer une dualité entre l’un et l’autre. Mais au contraire, de bien mettre en lumière leur apport respectif et celui de tous ceux qui se sont investit dans cette grande réalisation.

Les communistes Cantaliens prennent acte de la demande de baptiser un espace de la ville d’AURILLAC du nom de Pierre LAROQUE.

Pour saluer la mémoire de ces deux hommes, la Fédération du PCF Cantal fait une demande officielle à Monsieur le maire d’AURILLAC, Pierre MATHONIER, de rendre hommage également au ministre communiste bâtisseur du système de Sécurité sociale, Ambroise CROIZAT, en donnant son nom à un lieu de notre ville.

A l’heure où notre système de santé subit les attaques répétées du gouvernement et du MEDEF, le meilleur hommage que nous pouvons rendre à Ambroise CROIZAT est de nous battre sans cesse partout pour que la Sécurité Sociale reste ce que le peuple de France a voulu qu’elle soit : un vrai lieu de solidarités, un rempart au rejet, à la souffrance et à l’exclusion.

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