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Discours de présentation des voeux de Sébastien Prat

Mesdames, Messieurs,

Cher(e)s ami(e)s

Cher(e) camarade,

« L’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible »

En présentant à chacune et chacun d’entre vous mes meilleurs vœux de bonheur, d’épanouissement personnel pour vous et vos proches, je voudrais vous parler d’avenir, celui que nous allons construire ensemble.

Parler d'avenir car l'année 2016 ne nous a rien épargné : un monde pétris de guerres et d'attentats sanglants, un exil massif de populations fuyant l'atrocité, coup d'état contre Dilma Roussef et le peuple brésilien, décès de Fidel Castro et Georges Séguy, prolongation de l'état d'urgence et ses dérives, application de la loi Travail a grand coup de 49-3...

Vous êtes nombreux ce soir. Responsables syndicaux, associatifs, personnalités engagées, artistes, militants et élus de notre parti, responsables des organisations de gauche, nous sommes toutes et tous des militants de l’humanité, de la liberté, de la justice. Ce sont nos combats communs qui ont permis en 2016 à notre pays de résister et d’espérer, malgré la terreur et les coups portés. Ce sont nos combats communs qui portent l’espoir pour 2017.

Soyez certains que votre présence nous va droit au cœur, et que nous y voyons un encouragement à poursuivre en 2017 l’action quotidienne, nationale, européenne, internationale du Parti communiste français.

En 2017, les communistes veulent remettre l'espoir à l'agenda des Françaises et des Français.

Notre leçon d’optimisme, je l'ai entre les mains. Elle s’appelle « la France en commun ».

Avec « La France en commun », le Parti Communiste livre au débat citoyen sa contribution pour l’élection présidentielle et les élections législatives avec la volonté de déjouer le scénario d'un duel déjà annoncé entre la droite et l'extrême droite et de contribuer à la construction d’une nouvelle majorité politique à gauche, c’est-à-dire une majorité présidentielle, une majorité parlementaire, une majorité populaire et citoyenne agissante.

En s'appuyant sur l'inestimable rendu de la Grande Consultation Citoyenne, nous proposons à notre peuple un choix de société réaliste et précis, un programme de gouvernement.

 


La « France en commun » que nous voulons est d’abord celle qui retrouvera l’ambition de la paix et de la fraternité du monde.

Nous n’oublions rien : ni les morts des attaques terroristes de 2015 et 2016, ceux de Charlie Hebdo, de l’Hypercasher, du Bataclan, des terrasses parisiennes, du Stade de France, de Magnanville, de Nice, de Saint-Étienne-du-Rouvray ; ni les centaines de vies fauchées par ces mêmes attaques à travers le monde, celles de Berlin et Istanbul ces dernières semaines ; ni les centaines de milliers de victimes de ces guerres en Irak, en Syrie et ailleurs ; ni les centaines de milliers de réfugiés, noyés en Méditerranée, refoulés ou parqués en Europe ou en Turquie, faute d’une politique européenne digne et humaine à leur égard.

C'est l'humanité tout entière qui court à sa perte quand elle oublie la valeur d'une seule vie humaine

Le terrorisme devait être terrassé par la guerre. Il s’en nourrit.

La paix, la fin des humiliations et des dominations, le combat résolu contre les inégalités, l'ambition d'un nouveau mode de développement social et écologique guériront mieux les plaies du monde que ce va t'en guerre permanent !

Oui, comme le disait Nelson Mandela, « tout paraît impossible jusqu’à ce qu’on y arrive ».

Au désordre mondial et à la généralisation de la violence, nous opposons l’exigence de sécurité humaine et de paix. Nous en appelons à la fraternité humaine, à la coopération et au rassemblement des peuples.


La « France en commun » que nous voulons construire, c'est celle qui s'engagera pour la répartition des richesses, qui mènera une lutte acharnée contre l'évasion fiscale !

Malgré les promesses de changement, le « mon ennemi c'est la finance », ce sont 80 milliards d'euros qui manquent chaque année au budget de l'Etat Français.

80 milliards d'euros qui dorment, fructifient dans les paradis fiscaux, à l'abri des regards... 80 milliards d'euros qui ne servent pas aux salaires, aux services publics, aux investissements publics utiles dans nos territoires...

Les communistes sommes déterminés et nous en faisons une priorité pour 2017 et pour notre peuple : nous voulons affronter ce capitalisme financier, immoral, irraisonné. Car là est la source de tous nos maux : le pouvoir de l'argent et son accumulation sur nos vies.

La finance, ne se combat pas en voulant la raisonner, elle se combat à grands coups de décisions politiques !

Nous voulons reprendre le pouvoir sur les banques, en nationalisant, au cœur d'un nouveau pôle public bancaire et financier, BNP-Paribas et la Société générale.

Nous proposerons l'organisation d'une COP fiscale et financière chargée de lutter contre le dumping fiscal international, pour rendre aux États et aux salariés du monde entier le fruit de leur travail.

Nous cesserons de racketter les petits comptes, changerons l'orientation du crédit et de l'épargne, au service des projets créateurs d'emplois, créateurs de richesses et de solidarité dans les territoires, en faveur des services publics , en donnant aux salariés, à tous les citoyens, aux élus de nouveaux droits de regard sur l'activité des banques et sur les aides publiques aux entreprises.

Mettons fin aux logiques du CICE, sans autre résultat que l'enrichissement des actionnaires et le gâchis des fonds publics, et à toute cette accumulation d'exonérations sociales et fiscales accordées sans aucune réelle contrepartie aux entreprises.

Je vous conseille de vous procurer le livre des Frères Bocquet (député et sénateur communiste) Sans Domicile Fisc, qui met en lumière l'ensemble de ces systèmes d'optimisation fiscale.

D'ailleurs, Eric et Alain Bocquet seront à Tulle très prochainement, dans une initiative commune des fédérations du PCF de Corrèze et du Cantal pour présenter leur livre. Nous appelons massivement à y participer.

Allez chercher cet argent là, c'est ouvrir le champ des possibles, c'est rendre crédible le projet de progrès humain que que nous portons.

C'est répondre aux besoins des populations au quotidien et changer la vie !

Répartir les richesses produite par le travail est au cœur du projet communiste et donne corps à 3 grands axes que nous aborderons durant cette année 2017 :

La rémunération du travail, les services publics et la protection sociale.


Nous voulons poser en grand la question de la rémunération et du monde du travail.

Ce monde du travail qui a voté en majorité pour le changement en 2012 (et qui l'attend toujours...), le monde du travail qui a manifesté contre la loi El Khomri, ce monde du travail qui s'engage localement pour sauvegarder le service public ferroviaire dans le Cantal ou les bureaux de poste...

Abroger la loi El Khomri est alors une nécessité. Loi qui, je le rappelle, à été combattue au Sénat et à l'Assemblée Nationale par les seuls parlementaires communistes.

Il y a urgence à la remplacer par une loi de sécurisation de l'emploi et des parcours professionnels.

Mercredi dernier, le groupe Communiste Républicain et Citoyen au Sénat a profité de sa niche parlementaire pour proposer l'abrogation de la loi dite Travail. Résultats 25 pour l'abrogation et 115 contre, la droite n'ayant pas pris part au vote tout comme le élus du Front National.

Alors je pose une question : qui défend le monde du travail aujourd'hui en France ? Quels élu(e)s sont utiles aux populations ?

Repenser le travail, le temps de travail, la sécurisation de l'emploi tout au long de la vie, c'est indispensable aujourd'hui pour pouvoir évoluer, s’adapter, élever ses connaissances et qualifications.

Des emplois, il y en a pour toutes et tous, en repensant les temps de la vie, en diminuant la durée légale du travail vers les 32 heures hebdomadaires, en avançant l’âge de la retraite.

Du travail il y en a, il y en a beaucoup si on veut répondre positivement et humainement aux défis du siècle.

Dans la santé, dans l’accompagnement social, pour favoriser l’autonomie des personnes âgées et pallier à la dépendance, dans l'économie sociale et solidaire via les PME, les associations, les coopératives, dans l’enseignement et la formation professionnelle. Pour la transition énergétique pour répondre aux défis du changement climatique, dans le bâtiment, dans les transports collectifs, l’énergie...

Le rassemblement populaire et citoyen que nous voulons construire se situe à ce niveau : il se fera avec ceux qui souffrent tous les jours des politiques libérales à l'oeuvre actuellement.

Ouvriers, salariés du privé, salariés du public, chômeurs, travailleurs indépendants (artisans, paysans, patrons de TPE, de PME...) : tous ces travailleurs que l'on oppose sans cesse (privé//public, paysans//consommateurs...) mais qui en réalité ont les mêmes intérêts et rejettent le modèle ultralibéral de « baisse du cout du travail » que l'on veut leur imposer.

Augmenter le SMIC à 1700 euros brut puis net, les salaires et les minimas sociaux.

Encadrer les revenus dans les entreprises (échelle de 1 à 20)

Gagner des prix rémunérateurs pour nos agriculteurs et des prix raisonnables pour les consommateurs. Encadrer les marges de la grande distribution pour une rémunération correcte : l'emploi local passe par l'agriculture, la survie des territoires aussi.

Par la voix d'André Chassaigne, le groupe communiste Front de Gauche à l'Assemblée Nationale déposera en février un projet de loi de financement des retraites agricoles par la taxation des bénéfices de la grande distribution et grandes firmes agroalimentaires.

Via le pôle public bancaire, favorisons le prêt bancaire pour nos TPE et PME qui ont des projets crédibles et qui créent de l'emploi local.

Exigeons l'égalité salariale femmes hommes, luttons contre les temps partiels imposés, luttons contre les violences sexistes, inscrivons dans la constitution le droit à l'IVG comme droit fondamental.

Exigeons des services publics dignes de ce nom dans nos territoires ! Car il ne s'agit même plus de les défendre dans leur état actuel, il faut les reconstruire : est ce que la SNCF ou la Poste font aujourd'hui une mission de service public dans le Cantal ? Nous ne le croyons pas.

Des services publics utiles aux habitants, sortant du carcan austéritaire dans lequel ils sont enfermé. Des services publics gérés démocratiquement avec des employés sous statuts.

Voilà nos mesures concrètes pour le monde du travail de ce pays ! Voilà nos décisions politiques pour changer la vie des gens !

Les communistes veulent œuvrer, au rassemblement des gens, du monde du travail...

Et c'est d'ailleurs de cette manière là que nous lancerons officiellement notre campagne législative dans le Cantal à la mi mars : en réunissant sur chaque circonscription des salariés Cantaliens d'origine diverse pour témoigner de leurs conditions (employés secteur privé, public, paysans, artisans...)

Ces débats seront intitulés « De quel député de gauche avons nous besoin dans notre circonscription ? »

Une autre manière de faire de la politique : de la proximité, du rassemblement pour un débouché politique concret pour les gens. Démontrer l’utilité d'élus progressistes demain dans la nouvelle assemblée.

 


Parler de la rémunération du travail, des richesses produites nous amène au sujet de la protection sociale si chère aux communistes. Système de santé, sécurité sociale qui font l'objet d'attaques diverses (Fillon, Le Pen suppression de l'AME et Macron).

François Fillon dans les débats des primaires disait du modèle social français qu'il « prenait l'eau ». Après lui avoir donné des coups de haches, en tant que premier ministre de Nicolas Sarkozy, il s'en étonne aujourd'hui et propose même d'en rajouter.

La Sécurité Sociale a été crée en 1945 pour protéger du berceau au cercueil, pour couvrir les risques lié au travail, à la maladie, au chômage, à la vieillesse...

La Sécurité Sociale, c'est le premier système de solidarité qui échappe à l'accumulation des richesses, c'est un système géré démocratiquement par les travailleurs eux mêmes. On cotise selon ses revenus et on puise selon ses besoins.

La Sécurité Sociale c'est en grand la répartition des richesses produite par le travail ! Et c'est pour cela qu'elle est dans le viseur des libéraux de tous bords aujourd'hui !

Elle a été méthodiquement rognée cette Sécu par les réformes libérales visant à déplacer la couverture du niveau de risque du collectif vers l'individuel, à souscrire à des assurances privées par la diminution des prestations sociales... En bref, on a remis du capitalisme dans un système de santé qui avait été pensé hors de l'emprise financière !

C'est comme cela qu'aujourd'hui, Le Pen, Fillon ou Macron font passer le retour à l'ancien pour du nouveau en voulant casser ce qu'il nous reste de solidarité pour toutes et tous et en faisant passer ce discours qui veut que la protection sociale soit quelque chose de vieillot ou archaïque...

Bien qu'issue du CNR de 1945, la sécurité sociale est pourtant une idée neuve et d'avenir quand aujourd'hui 1/3 des personnes renoncent aux soins en France. Les populations ont besoin d'un système de protection sociale efficace et solidaire !

La Sécurité sociale doit rentrer dans une nouvelle ère en plein 21ième siècle mais avec ses rêves de 1945 : une sécurité sociale solidaire, universelle, unique, financée par des cotisations et une mise à contribution des revenus financiers.

Le financement dynamique par la cotisation, le contrôle par des conseils d’administration élu au suffrage universel des ayants-droit, une avancée significative vers le remboursement à 100% des soins prescrits par la sécurité sociale constituent les repères que nous portons pour l’intérêt général.

Parce que la Sécurité Sociale, le droit à la santé pour tous c'est vital !


Voilà les objectifs que nous voulons pour notre pays. Cette France en commun que nous appelons de nos vœux est le socle du rassemblement populaire, de la nouvelle majorité qui est désormais à construire, et qui sera notre objectif tout au long de cette année, avant, pendant et après les échéances électorales.

Notre programme de gouvernement complet sera diffusé sur tout le territoire par nos militants au prix de 2 euros.

C'est donc notre contribution à la campagne présidentielle dans laquelle nous sommes engagés pour appeler à voter Jean-Luc Mélenchon, et le pacte que nous proposons aux Français pour une nouvelle majorité parlementaire.

Le rassemblement auquel nous n'avons cessé d'appeler tout au long de l'année écoulée que nous voulons construire, reconstruire en 2017, est celui des forces vives de la gauche de ce pays. Cette gauche dont les forces sont immenses mais aussi déboussolées.

Nous lançons notre campagne en faveur du vote pour Jean-Luc Mélenchon avec cet objectif : élargir le rassemblement le plus loin possible, pour battre la droite, le Front national, éviter le drame d'un second tour Fillon-Le Pen et qualifier une véritable politique de gauche au second tour.

Pour se faire, les élections législatives seront primordiales, car elles poseront l'existence d'un groupe portant demain dans l'Hémicycle de possibles lois de transformation sociale, capable aussi de faire barrage aux mauvais coups.

Des députés combatifs, porteurs de ce projet progressiste pour la France. Qui demain pourrait être celles et ceux qui sont à nos cotés ce soir :

Jean François BARRIER et Marie Noëlle MARTIN pour la 1ere circonscription

François BOISSET et Julie BATISSON pour la 2nde circonscription

La question posée sera, demain, d'élire des députés du peuple, ancrés dans la réalité et dans le monde du travail. Des élus pour que subsistent dans ce pays les valeurs de gauche, contre les projets de la droite et du Front National.

Rien, aucune division, ne doit entraver l'élection de ces députés. Les travailleurs en auront tant besoin demain. Nous avons pris nos responsabilités, à chacun de prendre les siennes. Dans l'intérêt du rassemblement commun.

Déjà aujourd'hui, un certain nombre de personnalités locales du monde syndical, associatif, culturel, sportif s'engagent et appellent à voter publiquement pour les candidats aux législatives présentés par le Parti Communiste Français dans le Cantal :

Bernard GOSSET, maire adjoint d'Arpajon sur Cère de 2001 à 2014

Serge MAZIERES, ancien secrétaire général de l'UD CGT du Cantal, président de l'Institut d'Histoire Sociale

Guy BOS, président de l'US Carbonat

Alain COUSIN, ancien maire de CARLAT

William BURIAS, secrétaire de la section d’Aurillac du PCF

André CHASSAIGNE, président du groupe Front de Gauche à l’Assemblée nationale

Alain SERIES, président du MODEF syndicat agricole, Maire de Rouffiac

Claude PRAT, secrétaire CGT Cheminots du Cantal, conseiller municipal à Glénat

Chantal MAZIERES, maire-adjointe d’Arpajon sur Cère de 2001 à 2014, actuelle conseillère municipale

Edouard ESCASSUT, adjoint au maire de Glénat

Jean Marie ROUSSILHES, conseiller municipal à Glénat

Jean Pierre LAPORTE, conseiller municipal à La Segalassière

Jean Pierre ROUME, vice président en charge des transports à la CABA, conseiller municipal d'Aurillac

Christian PIGANIOL, bénévole au Secours Populaire Français

Jean-Marc BARRES, président de l’association de la Cité de la Montade

Colette BOUISSE, secrétaire de Cos'Arts

Michel LERON, maire-adjoint d’Aurillac de 2001 à 2014, syndicaliste cheminot

Guillaume LAYBROS, maire de Thiézac de 2003 à 2014

Patrick PERRIER : conseiller municipal d'Arpajon sur Cère de 2001 à 2014, syndicaliste enseignant.

Patrick MERAL, conseiller municipal d'Allanche, président de l'association communale de chasse,

Roland LOTTI, conseiller municipal d'Allanche

Marinette AUDRERIE, bénévole secours populaire français

Et ces appels à voter ne feront que s'élargir dans les jours et semaine qui viennent.

« C'est par le réel que l'on vit, c'est par l'idéal que l'on existe » Faisons de 2017, une année de progrès humain et de paix. Il est urgent de changer le monde comme il est urgent de changer la vie.

Que 2017 soit l’année de tous les possibles. Que 2017 soit l'année de l'Humain d'abord !

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